D’après « Bulletin des sciences pharmacologiques », paru en 1915
Le 4 août 1744, Louis XV arrivait à Metz, conduisant une armée contre les Autrichiens qui venaient d'envahir notre Alsace. Fatigué par le voyage, par la chaleur, les préoccupations de la campagne et plus encore par les réceptions et les fêtes incessantes auxquelles il participait, il tomba malade au bout de huit jours au point d'inquiéter ses médecin et chirurgien ordinaires, Chicoyneau et La Peyronie.
Ceux-ci se livrèrent sur la personne du roi à une véritable débauche de saignées, de lavements, de purgatifs et de vomitifs qui auraient terrassé les plus valides. En même temps, ils ordonnaient le renvoi immédiat de la duchesse de Châteauroux qui exerçait auprès de lui certaines fonctions quasi-officielles. Il s'agissait, en réalité, d'un embarras gastrique peu grave, d'une sorte de typhoïde abortive, qui disparut dès qu'on eut cessé les purges et les saignées. Le mérite de la guérison fut attribué au praticien qui venait de prendre en mains l'auguste malade, M. de Moncharvaux. Il semble bien, en effet, qu'il ait compris la nécessité de stimuler et non de débiliter le patient.
Voici — les quantités étant traduites en grammes — la formule de l'élixir qui opéra la cure : Safran (1gr.27) ; ambre gris (7gr.6) ; musc fin (3gr.8) ; perle préparée, girofle, cannelle, macis, gingembre, trois-poivres (ensemble 45gr.9) ; muscades (61gr.) ; sucre fin (92 gr.) ; graines de paradis, anis, coriandre et fenouil (ensemble 30gr.6) ; genièvre (1 poignée) ; graine de rave (30gr.6) ; graine d'hièble (15gr.3) ; extrait d'angélique (30gr.6) ; fleur d'oranger (61gr.) ; feuilles d'or (120f.) ; vin d'Espagne (0 litre 931) ; esprit de vin (1.958gr.) ; eau de mélisse (122gr.)
Cette formule nous a été conservée par Louis-Martin Charlard, apothicaire privilégié, qui avait fondé en 1765 une pharmacie à Paris, rue Basse-Porte-Saint-Denis (plus tard le 12 boulevard Bonne-Nouvelle) : il l'avait transcrite sur un cahier qu'il relia à la suite de son exemplaire du Cours de Chimie, de Lemery

« Parle, dit-il dans son langage provençal, ne serais-tu point la tête d'un magistrat ? Qui ne dit rien consent. » Il lui mit
alors un bonnet de juge : « Hé bien ! poursuivit-il, n'as-tu point vendu la justice au poids de l'or ? n'as-tu point ronflé plusieurs fois à l'audience ? ne t'es-tu pas entendu avec l'avocat et
le procureur, pour violer la justice, cette belle vierge, malgré ses cris ? Combien de magistrats ne se sont assis sur les fleurs de lys que pour mettre la vertu mal à son aise ! » Il jeta alors
la tête avec une espèce d'emportement.
D’après « Le Monde illustré », paru en 1934
Dans le chapitre de ses Historiettes consacré à Henri IV, Tallemant des Réaux nous apprend que, passant par un
village, le roi fut obligé de s'arrêter pour y dîner ; il donna ordre qu'on lui fît venir celui du lieu qui passait pour avoir le plus d'esprit, afin de l'entretenir pendant le repas.
Bonaparte, visitant un jour le tombeau de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville, — alors propriété du comte Stanislas de
Girardin, qui rapporte la chose dans son Journal et Souvenirs (Voir la Revue bleue, 8 mai 1875, p. 1075 ; et 26 janvier 1878, p. 711), fit soudain cette remarque :