Dans ses Mémoires, Louis Fauvelet de Bourrienne (1769-1834), qui fut un proche de Bonaparte avec lequel il avait été à l'École de Brienne en Champagne, s’exprime ainsi :
Dans les premiers temps seulement que nous habitions les Tuileries, quand je voyais Bonaparte entrer dans le cabinet à huit
heures du soir, revêtu de la redingote grise, je savais qu'il allait médire : « Bourrienne, allons faire un tour ! » Quelquefois alors nous allions marchander des objets de peu de valeur
dans les boutiques de la rue Saint-Honoré, sans que nos excursions s'étendissent plus loin que la rue de l'Arbre-Sec.
« Pendant que je faisais dérouler sous nos yeux les objets que moi je paraissais vouloir acheter, lui, il faisait son rôle de questionneur ; il n'y avait rien de plaisant comme de le voir alors s'efforcer de prendre le ton léger et goguenard des jeunes gens à la mode. Qu'il était gauche à se donner des grâces, quand, rehaussant les coins de sa cravate , il disait : « Eh bien ! madame, que se passe-t-il de nouveau ? Citoyens, que dit-on de Bonaparte ? Votre boutique me paraît bien achalandée. Il doit venir beaucoup de monde ici. Que dit-onde ce farceur de Bonaparte ?... »
Qu'il fut heureux un jour ! Il nous arriva d'être obligés de nous retirer précipitamment pour fuir les sottises que nous avait attirées le ton irrévérencieux avec lequel Bonaparte parlait du premier consul.

Le Magasin encyclopédique ou Journal des sciences, des lettres et des arts de l’année 1799 (tome V) nous apprend
que : « Le ministre de l'Intérieur vient d'écrire au ministre des Finances pour l'inviter à suspendre la vente de la cathédrale de Reims, dont le portail est un chef-d'œuvre d'architecture
gothique. Le produit de la vente serait peu considérable et la conservation du monument est précieuse sous les rapports de l'antiquité et de l’art. Nous espérons en conséquence que des
adjudicataires barbares ne porteront pas la hache sur ce beau monument, que la faux du vandalisme avait respecté, et n'ajouteront pas cette perte à toutes celles sur lesquelles gémissant les amis
des arts. »
Publié en 1889, le Traité de la conduite en guides et de l’entretien des voitures, par le commandant Jouffret, nous
apprend d’où vient le nom de tandem, donné à ce qui à l’époque étaient des vélocipèdes à plusieurs places :
D'après « La Joie de la maison », paru en 1898