D'après « Revue d'archéologie poitevine », paru en 1899
Furetière parle ainsi des mouchettes : « Mouchettes, substantif féminin pluriel. Petit ustensile, qui sert à moucher les
chandelles et les bougies. On en fait d’argent, de cuivre, d’étain et de fer. Une paire de mouchettes d’argent. En latin, muscatoria, emunctoria. »
Faisons un peu de philologie. Puisque l’instrument a disparu de la fabrication actuelle, faute de chandelles, par suite de la
transformation du luminaire, il n’est pas inutile d’insister sur le mot lui-même. Mouchette serait tout aussi bien au singulier, car il s’agit d’un objet unique ; le pluriel n’a sa
raison d’être, qu’autant qu’on y ajoute paire. Or, la paire, en réalité, n’existe pas pour la mouchette elle-même, mais exclusivement pour le manche. Aussi devrait-on lui préférer le
terme ancien ciseaux, qui se trouve dans le compte royal de 1552 : Pour ung sysiaux à moucher la chandelle ».
Ciseaux détermine à la fois la forme et l’usage ; mouchette cependant est assez expressif, car il traduit l’acte même, en employant substantivement le verbe moucher, qui signifie, par allusion à l’opération du mouchoir, toujours d’après Furetière, « retrancher une partie du lumignon d’une chandelle, lorsqu’il est trop grand et qu’il empêche qu’elle n’éclaire ». On ne cite là qu’un seul des inconvénients du lumignon trop long, qui est de nuire à la clarté ; mais il en est un autre non moins réel, à savoir que le lumignon forme alors un champignon noir, fumeux et d’une odeur désagréable.
Illustration : Mouchettes en fer forgé du XVIIIe siècle

Art. 349. : « Ceux qui auront exposé et délaissé dans un lieu solitaire un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis ;
ceux qui auront donné l'ordre de l'exposer ainsi, si cet ordre a été exécuté, seront, pour ce seul fait, condamnés à un emprisonnement de six mois à deux ans, et à une amende de seize francs à
deux cents francs. »
II y relevait notamment cette phrase : « O le bon billet de La Châtre que nous donne là cette Chambre prostituée ». Une
pareille insulte souleva dans les centres une rumeur d'indignation. Le sieur Lionne, gérant de la Tribune, appelé à la barre de l’Assemblée, comparut dans la séance du 16 avril. Il
chargea de sa défense deux de ses collaborateurs, Godefroy Cavaignac et Armand Marrast, le rédacteur en chef.