Partager l'article ! Chandeleur de Napoléon en 1812 : bien mauvais présage...: D'après « Les Annales politiques et littéraires », paru en 1922 ...
D'après « Les Annales politiques et littéraires », paru en 1922
On dit que les traditions se perdent... N'empêche que le jour de la Chandeleur chacun mettra la main à la pâte pour sacrifier
joyeusement à la vieille coutume. Et les crêpes vont sauter, apportant promesse de bonheur à ceux qui les retourneront sans anicroches.
Rappelons, à ce propos, la mésaventure de Napoléon, en 1812. L'empereur était allé à Malmaison rendre à l'impératrice Joséphine
une de ces visites où les deux époux divorcés trouvaient encore quelque joie. On fit des crêpes pour fêter la Chandeleur.
Superstitieux, Napoléon se mit à la besogne. Une, deux, trois crêpes réussies : autant de batailles gagnées dans cette campagne de
Russie qu'il achevait de préparer... Mais, patatras ! la quatrième, mal dirigée, retomba lamentablement sur la tôle rougie où elle se calcina. Savoir si, lors de l'incendie de Moscou, l'empereur
ne songea point à la crêpe manquée de la Chandeleur !
Notons encore, pour ceux qui attachent quelque importance à ces aimables pratiques, que c'est aujourd'hui que les bouquets de gui
recueillis pour Noël doivent être réduits en cendre. S'ils omettent cette formalité indispensable...