D'après « Joyeux passe-temps de la jeunesse », paru en 1864
Louis XI fit venir un jour un astrologue, et commanda à ses gens de ne pas manquer, à un signal qu'il leur donnerait, de se saisir de cet homme et de le jeter par les fenêtres.
Aussitôt que le roi l'aperçut : « Toi, qui prétends être un habile homme, lui dit-il, et qui connais le sort des autres, apprends-moi dans ce moment quel sera le tien, et combien tu as encore à vivre. »
Soit que l'astrologue eût été secrètement averti du dessein du roi, ou qu'il craignit quelque fatal dénouement, il se hâta de répondre, sans témoigner aucune frayeur : « Sire, je mourrai trois jours avant Votre Majesté. »
Le roi n'eut garde, après cette réponse, de donner aucun signal pour le faire jeter par les fenêtres ; au contraire, il eut soin de ne le laisser manquer de rien.

D'après « Le Caméléon, ou Recueil mensuel de morceaux de littérature, etc. », paru en 1837
La désignation de petits crevés donnée à certains jeunes gens de mise ridicule fut adoptée, vers 1870, comme argot
professionnel par des chemisiers et des blanchisseuses pour désigner plusieurs de leurs clients du monde élégant, qui se faisaient remarquer par le luxe habituel de leurs chemises garnies de
petits crevés ou garniture bouillonnée.
