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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 18:58

D'où vient le nom de teston donné jadis à une monnaie française ? Jusqu'au règne de Louis XII, les monnaies françaises portèrent toutes sortes de marques héraldiques ou symboliques, et sur un grand nombre se voit l'image d'un prince ordinairement en pied, assis sur son trône, le sceptre à la main ; mais cette effigie pouvait convenir à n'importe quel roi, car, vu la dimension restreinte de l'image, on n'y trouvait aucune reproduction individuelle.

 

Teston-LouisXII-copie-1.jpg

 

Ce fut seulement sous Louis XII que, pour la première fois, furent frappées des pièces sur lesquelles se vit seulement la tête du roi, que le graveur prit soin de rendre ressemblante. « Ces nouvelles espèces, dit Le Blanc dans son Traité des Monnaies, furent appelées testons à cause de la tête du roi qui y est représentée. Je crois que leur origine vient d'Italie. Le roi, n'étant encore en France que duc d'Orléans et duc de Milan [avant son élévation au trône de France], comme héritier de Valentine de Milan sa grand-mère, en avait fait fabriquer avant qu'on commençât à en faire en France. »

 

Illustration : Teston de Louis XII

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:30

D'après « Revue d'archéologie poitevine », paru en 1899


Furetière parle ainsi des mouchettes : « Mouchettes, substantif féminin pluriel. Petit ustensile, qui sert à moucher les chandelles et les bougies. On en fait d’argent, de cuivre, d’étain et de fer. Une paire de mouchettes d’argent. En latin, muscatoria, emunctoria. »

Faisons un peu de philologie. Puisque l’instrument a disparu de la fabrication actuelle, faute de chandelles, par suite de la transformation du luminaire, il n’est pas inutile d’insister sur le mot lui-même. Mouchette serait tout aussi bien au singulier, car il s’agit d’un objet unique ; le pluriel n’a sa raison d’être, qu’autant qu’on y ajoute paire. Or, la paire, en réalité, n’existe pas pour la mouchette elle-même, mais exclusivement pour le manche. Aussi devrait-on lui préférer le terme ancien ciseaux, qui se trouve dans le compte royal de 1552 : Pour ung sysiaux à moucher la chandelle ».

Mouchettes.jpg

 

Ciseaux détermine à la fois la forme et l’usage ; mouchette cependant est assez expressif, car il traduit l’acte même, en employant substantivement le verbe moucher, qui signifie, par allusion à l’opération du mouchoir,  toujours d’après Furetière, « retrancher une partie du lumignon d’une chandelle, lorsqu’il est trop grand et qu’il empêche qu’elle n’éclaire ». On ne cite là qu’un seul des inconvénients du lumignon trop long, qui est de nuire à la clarté ; mais il en est un autre non moins réel, à savoir que le lumignon forme alors un champignon noir, fumeux et d’une odeur désagréable.

 

Illustration : Mouchettes en fer forgé du XVIIIe siècle

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 19:30

D'après « Législation charitable ou Recueil des lois, arrêtés, décrets, etc. », paru en 1843


Voici quelques-unes des dispositions que renfermait le Code pénal au milieu du XIXe siècle concernant l'abandon ou la non-assistance à des enfants.

 

L'article 348 porte : « Ceux qui auront porté à un hospice un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis, qui leur aurait été confié afin qu'ils en prissent soin ou pour toute autre cause, seront punis d'un emprisonnement de six semaines à six mois, et d'une amende de seize francs à cinquante francs ; toutefois, aucune peine ne sera prononcée, s'ils n'étaient pas obligés de pourvoir à la nourriture et à l'entretien de l'enfant, et si personne n'y avait pourvu. »

 

Enfant-Trouve.jpgArt. 349. : « Ceux qui auront exposé et délaissé dans un lieu solitaire un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis ; ceux qui auront donné l'ordre de l'exposer ainsi, si cet ordre a été exécuté, seront, pour ce seul fait, condamnés à un emprisonnement de six mois à deux ans, et à une amende de seize francs à deux cents francs. »

 

Art. 350. : « La peine portée au précédent article sera de deux ans à cinq ans, et l'amende de cinquante francs à quatre cents francs, contre les tuteurs et tutrices, instituteurs ou institutrices de l'enfant exposé et délaissé par eux ou par leur ordre. »

 

Art. 351. : « Si, par suite de l'exposition et du délaissement prévus par les articles 349 et 350, l'enfant est demeuré mutilé ou estropié, l'action sera considérée comme blessure volontaire a lui faite par la personne qui l'a exposé et délaissé ; et si la mort s'en est suivie, l'action sera considérée comme meurtre : au premier cas, les coupables subiront la peine applicable aux blessures volontaires, et au second cas celle du meurtre. »

 

Art. 352. : « Ceux qui auront exposé et délaissé en un lieu non solitaire un enfant au-dessous de l'âge de sept ans accomplis seront punis d'un emprisonnement de trois mois à un an, et d'une amende de seize francs à cent francs. »

 

Art. 353. : « Le délit prévu par le précédent article sera puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans, et d'une amende de vingt-cinq francs à deux cents francs, s'il a été commis par les tuteurs et tutrices, instituteurs ou institutrices de l'enfant. »

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:00

D'après « La Joie de la maison », paru en1896

 

Pour l’Exposition universelle de 1900, le géographe Élisée Reclus imagina de construire sur la colline de Chaillot un globe terrestre à l'échelle du cent-millième, c'est-à-dire que chaque kilomètre de hauteur ou de distance serait représenté par une saillie ou une longueur d'un centimètre, et qu'un millimètre, mesure parfaitement appréciable, représenterait un hectomètre réel. Selon lui, plusieurs monuments pouvaient figurer sur ce globe : la Tour Eiffel, par exemple, aurait trois millimètres de haut. Inutile de dire après cela que les montagnes, les collines et même les buttes telles que Montmartre figureraient sur cette carte sphérique incomparable.

 

Globe-Reclus.jpgCe qu'on avait fait de plus fort en ce genre jusqu'ici, c'était le globe au millionième qui fut exposé au milieu des jardins de l'Exposition de 1889. Mais la sphère monstre projetée par Elisée Reclus avait bien d'autres dimensions et comportait des perfectionnements inouïs. Le globe devait avoir 127 mètres de diamètre, sa circonférence devait être de 400 mètres, et son volume de un 1 423 000 m3. Il devait être entouré d'un réseau de planches, d'escaliers, de paliers et d'ascenseurs permettant de s'approcher simultanément de tous les points de sa surface, et naturellement abrité par une immense enveloppe, sorte d'édifice extérieur qui présenterait lui-même au dehors la forme et l'aspect de la terre.

 

Le globe devait en outre être placé sur un pied central indépendant, traversant forcément l’enveloppe, sur laquelle devaient reposer quatre pylônes en maçonnerie, utilisés non seulement pour servir de supports, mais aussi d'ateliers de fabrication. L'enveloppe devait être en verre et en fer. Le globe, ainsi bien protégé, composé d'une ossature métallique, par panneaux très solides devait être recouvert de plâtre, pour les reliefs, ainsi que de verre, et devait tourner autour de son axe vertical en 23 heures 56 minutes.

 

L'espace entre le globe et l'enveloppe devait mesurer 36 mètres, et il ne devait pas y avoir moins de 8000 mètres de galeries. Le poids total aurait atteint 27 000 tonnes. Dans l'intérieur du globe, il était prévu de construire des salles d'études et de conférences. Et quant à la partie supérieure de la sphère, on devait y faire une carte du ciel.

 

Illustration : Le globe terrestre imaginé par Élisée Reclus

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:30

D'après « La Chronique médicale », paru en 1895

 

Un humoriste eut en 1895 l’idée de dresser la liste des locutions courantes et des clichés dont le nom est emprunté au langage des sciences physiologiques : le front d’une armée ; une tête d’épingle, une tête de Turc, une tête de ligne ; des mains levées ; un corps de garde ; le sein d’une commission, le sein d’Abraham ; le cœur de la question, un cœur de roche, un cœur léger ; un palais épiscopal ; un pied de nez, un pied de grue, le pied de la lettre, les six pieds de terre auquel tout homme a droit ; un dos de fauteuil ; le bras séculier, le bras de mer ; l’oreille du prince ; des yeux de fromage, des yeux de bouillon.

 

Medecin-Legiste.jpg

 

Mais encore un crâne sous lequel il y a eu une tempête ; la clavicule de Salomon ; des entrailles de père, les entrailles de la terre ; une langue de terre, les langues de la renommée, des langues étrangères ; une main de justice, une main de papier ; un cul de basse-fosse ; une gorge de montagne, une gorge chaude ; une taille-douce ; des jambes de vingt ans, des jambes de fosse ; les larmes de l’aurore ; des dents de scie ; une bouche du Danube ; une figure de rhétorique ; des veines de marbre, une veine poétique ; le crachat dans lequel on se noie ; les membres d’une période ; la verge d’Aaron ; le giron de l’Église ; des cuisses de noix ; le loup qui a été vu si souvent ; le talon d’Achille ; l’index des livres prohibés ; la queue d’une comète ; une paire de cornes conjugales ; enfin un pouce de notre territoire. Et la série reste ouverte !

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:50

L’expression « Chambre prostituée » devint célèbre le 2 avril 1833 lorsque Viennet, poète et député, provoqua un violent tumulte à la Chambre en dénonçant le journal la Tribune qui, dans son numéro du matin, contenait de graves injures contre l'orateur lui-même et contre l'Assemblée tout entière.

 

Depute.jpgII y relevait notamment cette phrase : « O le bon billet de La Châtre que nous donne là cette Chambre prostituée ». Une pareille insulte souleva dans les centres une rumeur d'indignation. Le sieur Lionne, gérant de la Tribune, appelé à la barre de l’Assemblée, comparut dans la séance du 16 avril. Il chargea de sa défense deux de ses collaborateurs, Godefroy Cavaignac et Armand Marrast, le rédacteur en chef.

 

Ce dernier, loin d'atténuer l'inconvenance des expressions incriminées, s'efforça de les mettre en relief et s'exprima avec cette éloquence que rend toujours facile l'oubli de toute modération. Passant en revue les différentes Chambres qui s’étaient succédé depuis le début de la Restauration, et leur appliquant à toutes la qualification de prostituée, il terminait ainsi sa tirade :

 

« La Chambre qui entassa emprunt sur emprunt, qui prodigua les fonds secrets, qui maintint les privilèges, qui jeta honneur, dignité nationale, trésor public à la voirie des loups-cerviers, prostituée ! prostituée ! »

 

Une insolente plaidoirie qui sans doute explique que Lionne fut condamné à trois ans de prison et dix mille francs d’amende. Mais le mot resta.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:30

Lune.jpgEn 1898, le recueil publié par le Bureau des longitudes annonçait que la dernière lune de 1899 commencerait le 32 décembre à deux heures du matin. Coquille ou réalité ?

 

En fait, l'année sidérale — temps nécessaire pour que l’on retrouve le Soleil à la même position par rapport aux étoiles fixes sur la sphère céleste, observée depuis le même lieu sur la Terre — ne concorde pas exactement avec l'année civile ; c'est pour cela, on le sait, que le calendrier Julien d'abord et le calendrier Grégorien ensuite, ont compensé ces différences par les jours bissextiles.

 

Or la nouvelle lune du 1er janvier 1900 (année civile) appartient encore à l'année sidérale 1899 ; raison pour laquelle elle figurait dans les Annuaires à la date du 32 décembre (jour fictif et purement théorique). C'est l'usage des astronomes, quand un phénomène céleste est à cheval sur le dernier jour d'un mois et le premier jour du suivant, de le mettre sous la rubrique du 29, du 31 ou du 32 du premier de ces deux mois, selon qu'il a 28, 30 ou 31 jours.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:30

Impot-Celibataire.jpgD'après « La Joie de la maison », paru en 1897

 

On s'occupait fort en 1897, dans la presse parisienne, de la dépopulation de la France et on cherchait les meilleurs moyens d'y remédier. Certains évoquaient comme remède possible une loi décrétée alors en Argentine : un impôt sur les célibataires, tout simplement.

 

Voici le texte de la loi : « Tous les célibataires au-dessus de vingt ans et au-dessous de quatre-vingts ans paient une taxe. Entre soixante-quinze et quatre-vingts ans, la taxe n'est que de quelques pences, tandis qu'entre cinquante et soixante-quinze, c'est à 150 dollars par mois qu'elle s'élève.

 

« Les veufs ont le droit de pleurer leurs femmes mortes pendant trois ans. Les veuves au-dessus de trente ans ne tombent plus sous le coup de la nouvelle loi. Mais celles qui sont plus jeunes et sans enfants, ou avec un seul enfant, sont taxées comme célibataires, si elles ne s'empressent de se remarier. Conformément à l'article 5, les célibataires, hommes et femmes qui, sans raison légitime, repoussent ceux qui les demandent en mariage, et refusent de se marier, sont condamnés à une amende de 500 dollars, en faveur de celui ou de celle dont la demande a été rejetée. »

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:30

Célèbres furent les nombreux quolibets et jeux de mots commis par le président Dupin — André Dupin (1783-1865) dit Dupin aîné, élu à l'Académie française en 1832, fut tour à tour président de la Chambre des députés (1832), membre de l'Assemblée constituante (1848), président de l'Assemblée législative (1849). C'est lui qui, un jour, après une avalanche de discours insignifiants, alors qu'il était président de la Chambre, comparait la tribune à un puits : « Quand un seau descend, l'autre remonte ; mais la Vérité ne sort jamais ! »

 

Andre-Dupin.jpgLui qui, après avoir rappelé à l'ordre le grand orateur Berryer pour outrages au ministère, lui disait tout bas : « Continue, mon brave, continue ! Tu es en veine ! » Lui encore qui, durant une séance tumultueuse où tout le monde parlait en même temps, et comme Thiers, qui était de très petite taille, venait de dire : « Je crois, Messieurs, qu'il existe, dans la Chambre, à cette heure, un petit malentendu... », l'interrompit par cette semonce : « Le petit malentendu, c'est vous, monsieur Thiers : montez donc à la tribune, et surtout parlez plus haut ». Lui enfin qui remarquait, à propos d'un député nommé Pétou, qui ne cessait de demander la parole : « Il faut toujours que M. Pétou parle ! » Et toute l'assemblée aussitôt de s'écrier en chœur : « Qu'il parle ! Qu'il parle ! » (L'Esprit de tout le monde, par Lorédan Larchey et L'Indépendance de l'Est du 4 février 1887.)

 

Les palinodies politiques du président Dupin et son peu estimable caractère donnèrent lieu, à la fin de sa vie, sous le second Empire, à ce plaisant petit poème (L'Opinion du 13 novembre 1885, et Larousse, art. Dupin) :

 

Tout pouvoir à son tour peut dire : « Il est des nôtres ».

Aux proscrits Dupin dur, Dupin mollet aux autres !

 

Pour reprendre son siège, il n'est pas indécis.

A soixante-quinze ans, c'est bien Dupin rassis.

 

Dupin, voulant rester au Palais de Justice,

Se vendra désormais comme. Dupin d'épice.

 

Jamais ses auditeurs, plus ou moins ébahis.

Depuis son dernier speech, ne crieront : Dupin bis !

 

D'un citoyen, d'un homme, il n'est qu'un faux semblant :

II fut gris, il fut rouge : il serait Dupin blanc !

 

D'accord avec le diable, il a tant travaillé,

Qu'il pourrait bien un jour être Dupin grillé.

 

Il me semble qu'on l'a par trop cher acheté ;

Car, voyez, c'est Dupin dernière qualité.

 

Oui, l'empereur, l'autre matin,

S'est fort trompé, sans aucun doute ;

Croyant avoir l’ami Dupin,

Il n'avait qu'une vieille croûte.

 

Illustration : André Dupin

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:30

D'après « Correspondance secrète, politique et littéraire » (Tome VII), paru en 1787

 

Charles Palissot de Montenoy (1730-1814), auteur dramatique connu par sa mordante causticité et ennemi de Diderot, avait fait contre l’homme de lettres Claude-Henri de Fusée, comte de Voisenon (1708-1775) dit l'abbé de Voisenon, une satire pleine de fiel. Avant de la livrer à l'impression, il voulut savoir ce qu'en penserait l'abbé de Voisenon lui-même, et juger de l'effet qu'elle produirait sur lui.

 

Abbe-Voisenon.jpgIl alla voir un jour l'abbé et lui dit, du ton le plus patelin et le plus hypocrite, qu'il y avait de bien méchantes gens dans le monde, qu'il venait de lui tomber entre les mains une satire atroce, qu'il en ignorait l'auteur, et que, quoiqu'on eût laissé en blanc le nom de celui contre qui elle était faite, il s'y trouvait des traits qui paraissaient porter directement sur l'abbé. « Je vous dirai plus, ajouta t-il ; comme on ignorait sans doute notre liaison, on a voulu, avant de la faire imprimer, la soumettre à ma critique. » Sans se le faire demander, l'homme caustique tire l'écrit de sa poche et lit effrontément des vers où les mœurs de l'abbé n'étaient pas plus ménagées que son esprit ; il ne lui fit pas grâce d'un vers, appuyant avec complaisance sur ce qu'il y avait de plus fort.

 

L'abbé de Voisenon l'écouta tranquillement jusqu'à la fin. Après la lecture, l'abbé reprit l'ouvrage, fit l'éloge des meilleurs vers, critiqua quelques expressions, et dit au poète : « Voulez-vous me permettre d'y faire quelques corrections ? » Palissot crut que tout au moins l'abbé allait jeter le papier au feu; mais celui-ci s'approche de son bureau, corrige une douzaine de vers, remplit le blanc de son nom, et, toujours avec le même flegme, en rendant la satire à l'auteur, qui ne se doutait point que l'abbé l'eût reconnu : « A présent, mon ami, dit-il, je crois que vous pouvez faire imprimer cet ouvrage ; il y avait quelques incorrections qui auraient pu lui faire tort ; il est rempli de sel et d'esprit, et je crois qu'il sera favorablement reçu du public. »

 

Palissot fut si frappé de ce sang-froid, qu'il déchira son écrit, le brûla, embrassa l'abbé, et lui protesta qu'il était guéri pour toujours de la démangeaison de faire des satires.

 

Illustration : l'abbé Voisenon

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